Bien qu’ils soient de même couleur, il y a une grande différence entre aluminium et inox. Leur seul point commun, c’est qu’ils se sont formés à partir de métaux comme tous les alliages. Par ailleurs, les métaux purs sont difficiles à travailler dans le secteur industriel.
L’aluminium, interdit en alimentaire
Les alliages de l’aluminium sont principalement composés d’aluminium-magnésium et un peu de cuivre pour sa dureté. L’usage de ce matériau en alimentaire est interdit depuis longtemps. Étant un matériau léger, il est aussi bien sensible au frottage qu’au récurage. La phase d’oxyde protecteur est soluble et l’alumine finit par s’hydrater quand le pH devient un peu acide, ce qui est pourtant le cas en cuisine.
De ce fait, l’aluminium intègre nos repas, pourtant, cela représente un danger pour la santé. Il s’agit de l’empoisonnement par absorption de métaux alors que l’aluminium met du temps pour vieillir. Autrement dit, l’usage de l’aluminium dans la fabrication d’ustensile de cuisine est néfaste pour la santé.
L’inox, un bon matériel pour la cuisine
L’inox pour sa part constitue une surface beaucoup plus propre. Quand il s’oxyde, une couche compacte et plus dure que celle de l’alu se forme. Il s’agit d’un oxyde mixte de fer et de chrome appelé « spinelle ». Par conséquent, l’inox résiste tout à fait à la sauce tomate, et même au vin blanc de basse qualité.
D’ailleurs, les viticulteurs stockent leur vin dans des cuves en inox. L’application de ce matériau dans l’ustensile de cuisine est très prisée. Un bon matériel en inox est le plus souvent en 304, soit, essentiellement composé de 18% de chrome et 10% de nickel. C’est la limite pour conserver dans le temps une structure austénitique.
Au fur et à mesure de son frottement dans le lave-vaisselle, il finit par s’aimanter, mais l’inox en 316 est encore plus meilleur, car il restera austénitique sans aucun risque de ferritiser. Ainsi, la qualité de l’inox dépend de la teneur en nickel qu’il contient.